À l’occasion de la parution du livre Un massacre en Kabylie. Algérie, 1956 de Safia Kessas et Fabrice Riceputi (La Découverte / Éditions Barzakh), en mai prochain, Bruxelles Laïque vous invite à une rencontre exceptionnelle à l’Espace Magh.
À partir de l’anéantissement de trois villages kabyles en 1956, cet ouvrage reconstitue avec précision le déroulement du massacre, met en lumière les mécanismes du mensonge d’État et redonne toute leur place aux voix des survivantes et survivants.
En croisant archives militaires, sources journalistiques et témoignages, les auteurs interrogent la manière dont un crime colonial de masse peut être effacé des récits officiels, puis réinscrit dans l’histoire.
Cette rencontre sera l’occasion d’élargir la réflexion : le colonialisme comme système de terreur et de hiérarchisation raciale, les mémoires familiales faites de silences, de fragments et de transmissions traumatiques ainsi que les enjeux contemporains liés à la reconnaissance de ces violences. Comment ces crimes ont-ils été invisibilisés ? Et que change aujourd’hui leur mise au jour dans notre compréhension du racisme, des violences d’État et des questions de justice ?
La soirée réunira les co-auteurs et autrice du livre, Safia Kessas, autrice et réalisatrice, Fabrice Riceputi, historien et Edwy Plenel, journaliste (qui en signe la préface). Ensemble, ils croiseront enquête historique, travail journalistique et expériences mémorielles pour faire de ces histoires longtemps enfouies un enjeu politique vivant, ici et maintenant. Un massacre en Kabylie : celui des silences transmis, des mémoires familiales fracturées et de ce que l’effacement colonial fait aux héritages intimes.